La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l’apprentissage de la lecture.  
 
spécifique : la dyslexie est diagnostiquée chez l’enfant (ou plus tardivement, chez l’adulte) ne présentant pas de déficit intellectuel, de trouble sensoriel ou perceptif (surdité, cécité…),  de troubles psychologiques primaires importants, ni par ailleurs de carence affective, de sous-stimulation environnementale, et ayant été normalement scolarisé.
durable : les troubles constatés concernent les mécanismes fondamentaux du langage écrit atteints dans leur structure. Ils se distinguent du simple retard d’acquisition, les troubles persistent dans le temps et se compensent plus ou moins selon la sévérité initiale.
 
  La dyslexie peut en effet être plus ou moins sévère (légère, moyenne, sévère, profonde).  
  Il existe aussi plusieurs types de dyslexies selon le type de troubles (difficultés de traitement de l’information visuelle, auditive ; troubles de l’analyse séquentielle, de la latéralisation, de l’orientation dans le temps et dans l’espace ; déficit de la mémoire à court terme) et selon la répartition de ces troubles.  
 
Deux formes principales ont été décrites en référence aux modèles neuropsychologiques :
 
La dyslexie dysphonétique (ou dyslexie phonologique ; de type L) caractérisée par une difficulté à convertir les graphèmes (lettres) en phonèmes (sons) et à les assembler (voie d’assemblage déficiente).
La dyslexie dyséidétique (dyslexie de surface ; de type P) caractérisée par une difficulté à mémoriser et à identifier la forme globale des mots et donc par une tendance à recourir systématiquement à la conversion graphème-phonème (voie d’adressage déficiente).
 
 
L’enfant présente rarement spécifiquement l’une ou l’autre des dyslexies. Les formes mixtes (associant des difficultés sur la voie d’assemblage et d’adressage) sont prédominantes. La rééducation qui est entreprise prend nécessairement en compte les deux voies permettant l’automatisation de la lecture.
La dyslexie est repérée dans les premières années d’apprentissage de la lecture pour les cas sévères, d’autres peuvent se révéler plus tard (CM1-CM2) lorsque les mécanismes de compensation mis en place au départ ne sont plus suffisants pour assurer le déchiffrage et la compréhension.

Le diagnostic est réalisé au minimum par un bilan orthophonique complété d’un bilan psychométrique. Il doit être précédé d’une consultation médicale au cours de laquelle le médecin recherche d’autres origines éventuelles des troubles constatés (audition, vision, maladie neurologique, développement psycho-affectif…).

   
 
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